Rencontre avec Jean-Jacques Aillagon

Nous sommes honorés et heureux de partager avec nos clients une nouvelle "Rencontre" consacrée à Monsieur Jean-Jacques Aillagon

Rencontre avec un breton de coeur

Le territoire de la Baie de Morlaix a la chance d’accueillir depuis de nombreuses années le discret mais néanmoins passionné Jean-Jacques Aillagon, lorrain de naissance et breton de cœur au parcours estampillé du patrimoine national. Jean-Jacques Aillagon a récemment décidé de s’impliquer avec succès dans la vie politique locale. Gageons que le territoire accueillera comme il se doit cet amoureux des arts et des personnes. Amusé par l’exercice, Il a accepté l’invitation à notre « Rencontre » en répondant à quelques questions dont certaines répondent au modèle « Et s’il ne devait y en avoir qu’un » …

Une peinture

Le Couronnement de la vierge d’Enguerrand Quarton au Musée de Villeneuve-lès-Avignon, devant lequel je récite toujours la Ballade pour prier Notre-Dame de François Villon.


Une sculpture

Clara Clara de Richard Serra, un chef d’œuvre de la sculpture du XXème siècle qui avait été présenté au Jardin des Tuileries et se retrouve aujourd’hui relégué dans un dépôt parisien


Un objet

Le bureau de Louis XV par Jean-Henri Riesener au château de Versailles.


Un musée

Le Musée des Jacobins de Morlaix, hélas fermé depuis trop longtemps.


Une exposition

L’exposition « Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains », actuellement présentée au centre Pompidou Metz.


Un livre

« Lire les arts dans l’Europe de l’ancien Régime » de Marc Fumaroli paru peu de temps avant sa mort.


Une musique

Les gymnopédies d’Erik Satie.


Un paysage

La baie de Morlaix, naturellement.


Une madeleine de Proust

Les macarons de Boulay qui me rappellent mon enfance Lorraine.


Un voyage

La visite de Palmyre quand c’était encore possible.


Une rencontre

Une journée passée avec Julien Gracq, chez lui, à Saint-Florent-le-Vieil sur les bords de la Loire. J’ai aimé le contraste entre la gloire de l’écrivain et la modestie de l’homme qu’était resté Julien Gracq.

Nous n'avons pas résisté à la tentation de poser à notre invité quelques questions spéciales "Ventes aux enchères"

Première fois en salle des ventes ?

C’était à Drouot, à l’époque de son installation provisoire (qui a duré) dans la gare d’Orsay avant que soit engagée sa transformation en musée.


Premier achat en salle des ventes ? L’avez-vous toujours ?

Au cours de la vente de l’atelier de Gabriel Ferrier (1847-1914), un portrait d’homme que j’ai toujours.


Une émotion en salle des ventes

A Morlaix, chez Dupont et associés, vente d’un objet qui m’était cher et auquel je pense toujours souvent.


L’achat préféré en salle des ventes

Un bureau de Prouvé, à l’époque où le design du XXème siècle n’était pas encore à la mode

Vous nous avez fait l’honneur et l’immense plaisir d’intervenir lors de l’inauguration du nouvel Hôtel des ventes. A cette occasion vous nous avez confié que vous auriez aimé exercer le métier de commissaire-priseur.


Quel département auriez vous aimé développer ?

Celui justement du mobilier et des objets du XXème siècle. C’est un domaine dans lequel les maisons de vente ont fait un travail pionnier, avant même les grandes institutions muséales.


Quelle œuvre rêveriez-vous présenter aux enchères ?

Le grand bureau de 1950 de Carlo Mollino comme celui qui a été acquis par le centre Pompidou, en 1998, alors que j’en étais président.


Êtes vous plutôt salle des ventes ou vente live ?

J’adore les salles des ventes mais trouve commode de pouvoir participer à une vente live. Ca n’a cependant pas la même saveur.


Êtes vous plutôt catalogue ou site web ?

Pendant longtemps je n’ai pas su me détacher du plaisir que procure le catalogue papier. On peut l’annoter en cours des ventes mais j’ai, de plus en plus, recours au catalogue numérisé. C’est quand même fantastiquement commode et, en plus, ça participe à la protection de la nature.

 

*Quelques étapes du parcours de notre « Rencontre » : Enseignant (1973-1976) Chargé de l'action culturelle et scientifique de l’École nationale supérieure des beaux-arts (1981), Directeur des affaires culturelles de la Mairie de Paris (1985), Administrateur du Musée national d’Art moderne puis, Président du Centre Georges-Pompidou (1996) Ministre de la Culture et de la Communication (2002-2004) sous la présidence de Jacques Chirac. Président de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles (2004-2011) Président des Arts décoratifs (2011-2013) conseiller de François Pinault dans ses activités artistiques et culturelles depuis 2011.